2. Un TCA qui a ses propres propriétés.

 Poids et boulimie :

Comparaison de boulimiques maigres, des boulimiques normopondérales* et des boulimiques en surpoids :

 La 1ère grande caractéristique de cette maladie est le fait qu'elle se manifeste de différentes manières chez les malades car leur poids peut différer selon qu'il y ait purge ou non.

Etant dans l'incapacité de réaliser une étude statistique à grande échelle nous mêmes, nous reprendrons dans les tableaux suivants les résultats d'une étude du Réseau qui concerne un panel de 313 boulimiques entrant dans les critères strictes du DSM IV ( décrits précedemment), (dont 19 répondant aux critères d'anorexie boulimie que nous définiront plus tard dans cette rubrique )

Dans cette étude, ils ont constitué 3 groupes de boulimiques différant par L'IMC (Indice de Quétellet)

1er groupe , 18<IMC<25 (normopondérales*) : 197 personnes

2eme  groupe, IMC >25 (en surpoids) : 47 personnes

3eme groupe, IMC< 18 (maigres) : 69 personnes

Pour obtenir les valeurs ci-dessous , nous avons additionné toutes les valeurs des IMC pour ensuite les diviser par le nombre de personnes du groupes :

Exemple : Moyenne (IMC actuel) = somme des "IMC actuel" / Nombre de patients


Normopondérales*       (1er groupe)

Moyennes Différence Significative
IMC actuel 20.8 1.8
IMC max à l'âge adulte 23.7 2.7
IMC Min à l'âge adulte 17.0 2.5
IMC idéal désiré 18.7 1.2
IMC avant troubles alimentaires 19.7 2.4

Surpoids                           (2ème groupe)
Moyenne

Différence significative

IMC actuel 28.6 3.2
IMC max à l'age adulte 29.8 4.0
IMC min à l'âge adulte 19.4 3.5
IMC idéal désiré 21.4 1.8
IMC avant troubles alimentaires 21.0 2.4

Maigres (3è groupe)
Moyenne Différence significative
IMC actuel 16.3 1.4
IMC max à l'âge adulte 21.3 2.6
IMC min à l'âge adulte 15.0 2.3
IMC idéal désiré 17.0 1.1
IMC avant troubles alimentaires 19.5 2.6

Nous pouvons tirer quelques conclusions de cette étude :

1er groupe : La principale conclusion est que l'IMC minimum à l'âge adulte des personnes normopondérales* est significatif d'une chute vers une maigreur alarmante car la formule de Quétellet définit la maigreur lorsque IMC< 18.

2eme groupe : On peut en conclure leurs difficultés à maigrir mais aussi qu'elles puissent être atteintes d'hyperphagie boulimique.

3ème groupe: Les boulimiques "maigres" sont beaucoup plus vigilantes quant à leur poids et sont strictes envers eux mêmes. Leur comportement face à la nourriture est donc plus sévère.

Par ailleurs, les boulimiques ont souvent des antécédents d'anorexie. En effet on constate que 23.8 % des boulimiques en surpoids ont des antécédents d'anorexie. 41% des boulimiques normopondérales ont des antécendents d'anorexie mentale et 67.2% des boulimiques "maigres" ont des antécédents d'anorexie mentale ce qui tend à confirmer, statistiquement, les rapports à la nourriture plus complexes pour les boulilmiques "maigres".

Boulimie et Anorexie:

Beaucoup associent  Anorexie et boulimie, cependant ce sont deux maladies ont des points communs mais aussi des différences.

Les points communs:

 

  • Les personnes atteintes de ces maladies sont obsedées par la nourriture    .
  • Certaines boulimiques sont aussi maigres que les anorexiques les plus graves.
  • Leurs profils comportementaux et psychologiques sont très proches.

 

  • Leur motivation : Mincir

 

  •   La restriction: se retenir de manger        
  • Elles sont perfectionnistes, ont une hypersensibilité à l'opinion des autres, ne se sentent pas en sécurité avec les autres dû à leurs faibles estimes d'elles-mêmes, elles s'autocritiquent sévèrement et ont une difficulté à trouver leurs propres identités.
  • Les deux maladies peuvent se croiser ( anorexie boulimie: une anorexique avec des passages boulimiques et inversement)

       

  • Refus de maintenir un poids au dessus de la normale par rapport à l'I.M.C
  • Peur intense de grossir


Les différences:

  • Les anorexiques arrivent à se contrôler.
  • Les boulimiques se dévalorisent beaucoup et ont une image d'elles mêmes très négative, tandis que les anorexiques ont une meilleure image d'elles mêmes, malgrè qu'elle soit négative, de plus elles refusent pour la plupart de se remettre en question.
  • Les thérapies sont variées selon l'état de santé de la personne.
  • En général les anorexiques consultent un médecin à force que leurs entourages les poussent à y aller, alors que les boulimiques consultent un médecin lorsque leurs problèmes leurs paraîssent ingérables.
  • Leurs méthodes pour mincir: Les anorexiques réduisent leurs nourritures et éliminent avec une hyperactivité , les anorexiques-boulimiques  et les boulimiques n'arrivent pas à se retenir de manger, elles craquent puis par culpabilité et par peur de grossir elles vomissent, prennent des laxatifs, ou ont une hyperactivité.

La famille d'une anorexique:  les rôles familialiaux sont mal définis, la surprotection parentale peut ralentir l'autonomie de l'enfant,  refuse le changement et ne résoud pas leurs problèmes.

La famille d'une anorexique boulimique et d'une boulimique: il ya une instabilité familial, des divorces, une négligeance parentale ...  les conflits sont courants et  certaines personnes atteintes de boulimie sont victimes d'abus sexuels, physiques, psychologiques et/ou sont des victimes de traumatismes

  •  les troubles de l'humeur comme la dépression touchent 30% des anorexiques restrictives , 53% des anorexiques-boulimiques et 20 à 40% des boulimiques.
  • les troubles anxieux eux touchent  de 20 à 80 % des anorexiques, alors qu'ils varie de 13 à 60% chez les boulimiques.
  • Chez les femmes boulimiques l'abus de substances psychotropes (alcool ou /et drogues) est de 10 à 55%
  • 23 à 80% des personnes anorexiques sont dignostiquée comme ayant des troubles de la personnalité et ces troubles sont plus courants chez une anorexique de type restrictif. Cependant chez les personnes boulimiques les troubles de la personnalité varie entre 21 à 77%

Boulimie et Hyperphagie

Les points communs:

 

         

  • La personne mange d'énormes quantités de nourriture dans un court laps de temps, elle mange plus rapidement que d'habitude jusqu'à ressentir la sensation de "trop plein".
  • Elle mange seule pour ne pas être vue
  • La personne ressent un sentiment de perte de contrôle sur son comportement lorsqu'elle mange, à la suite de ces excès, elle éprouve remords, culpabilité ainsi que dégoût d'elle-même et se sent dépressive*.
  • Elles sont préoccupées par leur image et surtout leurs poids.

 

  • Les différences:

  • Pour être une personne hyperphagique il faut avoir eu des épisodes de crises alimentaires en moyenne deux fois par semaine et durant au moins six mois, alors que pour être une personne boulimique il faut au moins avoir eu deux crises par semaine pendant moins de trois mois.
  • La silhouette d'une boulimique varie: elle peut être mince, normopondérale*, ou obèse. Tandis que une personne hyperphagique est souvent en embonpoint ou obèse.
  • Une personne souffrant d'hyperphagie n'a aucun comportement compensatoire alors que certaines boulimiques se font vomir, prennent des laxatifs, diurétiques ou ont une hyperactivité.

Quelques chiffres

 10% des femmes sont touchées à un moment ou un autre par des périodes alimentaires compulsives.

Boulimiques

70% des boulimiques sont des jeunes filles ou des femmes. 

 
70% des boulimiques ont un poids normal 

Anorexique

En France, 0,5 à 1 % des jeunes filles seraient anorexiques.

- Les garçons sont beaucoup moins touchés (0,1 %)

- L’anorexie tend à toucher des personnes de plus en plus jeunes (12 à 18 ans pour les débuts du trouble).

- Les deux âges de début du trouble les plus représentés sont 14 ans et 18 ans.

- Dans 8% des cas, l’anorexie touche des adolescentes de moins de 10 ans.

- Le taux de mortalité est de 1% pour les anorexies restrictives et 2 à 4 % pour les anorexies boulimiques.

- Au-delà de 10 ans d’évolution, de 5 à 15 % des malades décèderaient, 20 % après 20 ans.

 

II-Conséquences et Carences

Retour à la page d'accueil

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×